Ah ce lait qui coule des télés,

et beaucoup moins des tétées !


   Chaque année, le Français moyen consomme en moyenne 67 litres de lait et 24 kilos de fromage, toutes catégories de laits confondues, mais toutes catégories de communautés confondues aussi : les français à kippa, à saucisson, à turban, à voile et à vapeur, à GPA, mince alors, je ne sais plus qui c'est, le mangeur de cuisses de grenouilles ! Zemmour cherche encore, Houellebecq a peut-être trouvé, et Malek Chebel explique tout le reste. Quant à Dieudonné, il touille dans la marmite sans distinction.

   Bourrage de crâne (il faut cependant admettre son existence actuelle et s'employer à le rechercher derechef - le crâne)

De l’homme et du lait

(remake des Hommes et des Dieux)

   La consommation de lait est tellement ancrée dans nos habitudes alimentaires qu’elle nous apparaît « banale » et naturellement inhérente à la vie humaine. Pourtant, toutes les civilisations ne consomment pas (et n’ont pas consommé) de la même manière cette boisson. En effet, la consommation de lait d’animaux est assez récente. Elle serait apparue vers 12.000 AC (si le bougre a réellement existé, on ne sait même pas au juste où il est historiquement né...)

   La consommation régulière et à grande échelle de lait ne date que depuis la Seconde Guerre Mondiale où plusieurs pays mirent en place des programmes de distribution gratuite de lait à l’école (Pierre Mendès-France). Je me souviens dans le primaire, de l'abbé en soutane qui ramassait les grandes pièces de 5 francs en alu (eh oui) pour avoir un grand verre de lait à 10 heures du matin et qui me foutait tous les jours la chiasse... (le curé ou bien le breuvage ?) Bref, fallait pallier les carences d'après guerre. Mais aussi rentabiliser le plan Marshall...Si les poutiniens s'étaient arrêtés à Brest, on serait tous à la vodka tchéchène. C'est à voir !

   Bon alors revenons à nos ruminants et à leur lait riche en calcium, le truc imparable. Le lait, c'est du calcium à pas cher ! On vous a fait oublier que le calcium vient des roches car c'est un minéral, et donc à ce titre il est dans le sol (les carbonates...). La vache ne mange pas de yaourts, elle mange des végétaux (quoique... je ne suis pas sûr que la superette à vaches bretonne - 1000 bovines à user en batterie - se fournisse en fourrage et en herbage... c'est granulés et tourteaux de soja ou de maïs ou de tournesol bref une vache qui se met au soja, c'est comme aller chez KFC - et le soja est évidemment OGM comme 90 % de celui de la planète, et qui sort en majorité du Brésil). Les bactéries de l'humus dissolvent les minéraux et hop les radicelles des plantes se goinfrent du précieux calcium (il est précieux chez les firmes multinationales bien entendu). La vache n'est donc qu'un intermédiaire entre les plantes et l'homme en ce qui concerne le calcium, et c'est bien connu, les intermédiaires ça coûte très cher (et ici en plus ça te pète du méthane à trouer l'ozone). Consommer des produits laitiers, en plus c'est pas écolo. Misère.

Le lait est-il indispensable ?

   Le lait n’est pas indispensable, comme en témoignent les nombreuses études portant sur les populations asiatiques consommant traditionnellement  très peu (voire pas du tout) de produits laitiers et qui, malgré tout, gardent une santé de fer (qui n'est pas dans les épinards). Les asiatiques souffrent peu d’ostéoporose ! Paradoxal quand on entend que « les produits laitiers améliorent la santé osseuse »! En fait, les statistiques montrent l’inverse : l’ostéoporose et la consommation de produits laitiers sont ainsi positivement corrélés, c’est-à-dire que la consommation de lait ne réduit pas le risque de souffrir d’ostéoporose plus tard… Bien au contraire, les non moindres nombreuses études réalisées dans les pays scandinaves, réputés pour être les plus grands consommateurs de produits laitiers, montrent clairement qu'ils sont les plus porteurs de fractures osseuses ! Le calcium ne va donc pas dans les os !!! déjà, si on pensait vitamine D (si peu de soleil sous ces latitudes !), ça irait mieux pour eux. Car le calcium ne rentre dans l'intestin que s'il est en présence de vitamine D (pour le moins, il existe d'autres facteurs, comme la présence de prébiotiques). Soit le calcium laitier est perdu dans les toilettes, soit il se colle là où il peut : tiens donc, dans les zones inflammatoires par exemple (qui recrutent du calcium), les artères...

   Vous vous demandez donc sûrement : Pourquoi « l’État » nous incite donc à consommer autant de produits laitiers? De nombreux experts dénoncent les intérêts cachés du gouvernement et de nombreux nutritionnistes, accusés à juste titre de faire prospérer l’industrie laitière (deuxième industrie agroalimentaire en France avec une trentaine de milliards de chiffre d'affaires actuellement) au détriment de la santé de la population. Les lobbies du lait sont aussi puissants que les autres, et il suffit simplement de mettre le bon "chèque" (chez HSBC par exemple) dans la bonne poche (comme Cahuzac ou les autres, Tapie, Gad El Maleh, en effet on en trouve dans tous les coins sous toutes les formes dans tous les métiers). Ça s'appelle de la corruption, ni plus ni moins, donc, c'est normal comme dans le reste dans notre société : la pseudo-démocratie corruptive. Le système Servier c'est partout, dans tous les domaines. Le système agroalimentaire est bien trop marié au pharmaceutique (holdings) et nous en offre le prototype.

   Cet entêtement à vouloir nous faire consommer un laitage à chaque repas (voire davantage pour les jeunes) pour prévenir d’éventuelles carences en calcium est totalement absurde et dangereux, d’autant plus que le lait n’est pas la principale source de calcium comme on veut nous le faire croire.

   Beaucoup de personnes croient encore que le lait est la meilleure source de calcium. Or ce n’est pas le cas, car beaucoup d’aliments détrônent le lait en ce qui concerne la teneur en calcium. L’exemple le plus amusant : l’eau. Eh oui, pas besoin de lait pour satisfaire ses besoins en calcium, car déjà 1 litre et demi d’eau riche en calcium (telle que Hépar (550 mg/L), Courmayeur (517 mg/L), Contrex (486 mg/L), Salvetat (253 mg/L) ou encore Quézac) suffit pour satisfaire notre besoin journalier en calcium !

   Curieusement, les nouvelles recommandations en calcium déclarent que la dose journalière doit être de 1200 mg. Ah bon. Les précédentes recommandations du PNNS ne mentionnaient que 800 mg/jour. Entre les 2 moutures du PNNS, aucune étude n'est venue apporter un nouvel argument. Alors pourquoi ??? Simplement sous la pression du lobby laitier, qui refuse de signer le PNNS si l'on n'augmente pas les doses recommandées. Ce qui du coup invalide le PNNS car il faut la signature de toutes les parties. Non seulement on peut vérifier ce que je dis, mais j'ai une super source - parmi plusieurs - qui siège dans les commissions gouvernementales ah hoc...

   Mais on ne fait pas que boire de l'eau : les légumes de types crucifères comme les brocolis, les choux de Bruxelles, les choux frisés, les choux-fleurs, les romanesco, ou encore les choux chinois sont plus riches en calcium que le lait ! 100 g de choux chinois apportent plus de calcium qu’un verre de lait… Dernier exemple si vous rigolez encore un peu : les anchois, les sardines et les autres types de poissons sont également beaucoup plus riches en calcium qu’un verre de lait… Le lait est bien loin dans le palmarès des aliments les plus riches en calcium. vous pouvez aisément le vérifier vous même en allant rechercher la teneur en calcium dans les aliments sur les sites scientifiques d'internet.

   Mais ce n’est pas tout. Il est également important de comparer les taux d’absorption du calcium par l'intestin. Avaler ne veut pas dire absorber. Là aussi, le lait affiche de bien mauvais résultats par rapport aux autres aliments : en effet, alors que le calcium des légumes est absorbé à hauteur de 61%, le calcium des laitages, lui, n’est absorbé qu’à 32%

   De plus, il présente également des risques pour la santé à la dose où on veut nous en faire boire. Tout d’abord, car le lait que nous trouvons dans les supermarchés sont souvent des laits issus de vaches surexploitées, souvent bourrés d’hormones et d’antibiotiques et dont l’alimentation n’est pas toujours adaptée. Par ailleurs, pour limiter le développement de certains micro-organismes, les industriels utilisent des conservateurs. Tout cela a un impact indéniable sur la qualité du lait qui est appauvrie. C’est pourquoi, il est conseillé d’éviter le lait.

   J'en suis un excellent exemple.

   Depuis 30 années je consomme très peu de produits laitiers (5-6 par mois), et de façon très irrégulière (quand j'ai des envies). En tous cas jamais de lait, je préfère des jus frais de légumes ou de fruits à l'extracteur (merci Aline de Sainte-Rose qui se reconnaîtra) ou de l'eau pétillante en général. J'ai beaucoup pratiqué le hockey sur glace en championnat D1 puis en loisirs, et mon dernier match remonte à 2009 à Rennes (à 56 ans). Et encore : je n'ai pas de patinoire dans mes environs pour m'inscrire au club !!! J'ai pratiqué l'aïkido pendant 10 ans ; à la différence de bien des copains sportifs, jamais une fracture... moi qui devrait être en papier mâché ! Il est vrai que je prend régulièrement de la vitamine D à une dose normale 2400 UI/j, et non pas 400 UI comme recommandé, des huiles de poisson, de l'huile d'olive et de lin, que je ne mange que très peu de gluten, mais ceci est une autre histoire...

   Enfin, les effets bénéfiques de la réduction de consommation de produits laitiers sur les maladies n'est plus à démontrer puisque j'ai correspondu étroitement avec Jean Seignalet pendant 10 ans...

   Faites ce que vous voulez, mais le plus difficile, c'est de savoir profiter le l’expérience des autres... De plus, ça fait 60 ans qu'on nous bassine du matin au soir avec des produits laitiers à tire-larigot, et curieusement, l'ostéoporose ne diminue pas ! On nous prendrait pas pour des cons, des fois ? Demandez au médecin si par hasard Nestlé ou Danone ne déposerait pas (par pur hasard) des yaourts au cabinet...