Accueil > Infos > Espérance de vie

Maigre tu meurs ...un autre jour, gros tu vis le surlendemain


   D'après une méta-analyse parue dans le JAMA (Journal of the Medical American Association, la voix de son maître) et s'appuyant sur pas moins d'une centaine d'études publiées à travers le monde, les personnes en surpoids et légèrement obèses auraient une espérance de vie plus longue que celles d'un poids normal. Mais à l'inverse, une forte obésité intensifierait néanmoins largement le risque de mortalité. Circulez, place !

   Jusqu'à aujourd'hui, la plupart des études soulignaient que le surpoids entraînait entre autres de graves problèmes cardiovasculaires et représentait d'une manière générale un danger pour la santé. Mais à en croire le bilan d'une analyse réalisé par les Centres fédéraux de contrôle (CDC), le fait d'être en surpoids serait dans certains cas loin d'être néfaste, bien au contraire. Ainsi, les personnes en surpoids et légèrement obèses auraient un risque de mortalité 5 à 6 % moins élevé que la normale.

    Moi, mon risque de mortalité étant d'environ 350 %, donc...

   Plusieurs facteurs (pas d'autres professions) permettent d'expliquer ce paradoxe : une plus grande réserve d'énergie dans l'organisme aurait ainsi des effets bénéfiques. En outre, les personnes légèrement obèses seraient plus enclines à prendre des médicaments pour se remettre d'aplomb dans le cadre d'une maladie. Génial.

    S'appuyant sur une synthèse de 97 études basées sur près de 3 millions d'individus, les chercheurs sont parvenus à déterminer que les personnes dont l'indice de masse corporelle (IMC) se situe entre 25 et 30 – considérées comme en surpoids – encouraient un risque de décès 6 % moindre que ceux dotés d'un IMC compris entre 18,5 et 25.

     Ça m'arrange, je suis dans le créneau.

    Par ailleurs, pour les personnes concernées par une obésité modérée et dont l'IMC se situe entre 30 et 35, le risque de mortalité serait inférieur de 5 % par rapport à la normale. Au-delà d'un IMC de 35 toutefois, le risque de mortalité augmente de 29 % en comparaison à une personne d'un poids dit "normal". Malgré les controverses, les scientifiques rejoignant le résultat de l'enquête du CDC sont nombreux. Selon eux, un excès de tissus adipeux pourrait entre autres fournir des réserves d'énergie salutaires en cas de maladie. Une chose est sûre pour les chercheurs : l'obésité n'a pas encore révélé tous ses secrets.

    À noter que pour de mener à bien cette étude, les scientifiques du CDC se sont basés sur de vastes données : 2,88 millions d'individus et 270 000 décès, répartis en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud.

   Bon. C'est un peu léger... mais pour un pays qui comprend 60 % d'obèses, ça doit rassurer, non ?