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   Grosses protéines et prise alimentaire

Dans l'intestin, on trouve des molécules énormes très complexes. Je veux parler ici encore des caséines du lait et du gluten. On sait, mais le répéter est nécessaire, que depuis août 2002, l'académie de médecine des USA (ce n'est quand même pas rien) a rapporté que le gluten est totalement indestructible par les enzymes humains connus. Il reste dans le tube digestif humain un résidu indigéré de 33 acides aminés. Il n'y a pas de récepteur qui prenne en charge l'absorption d'un tel peptide, au demeurant un excellent antigène pour notre système immunitaire. 

En effet, l'intestin absorbe les protéines sous forme d'acides aminés, plutôt sous forme de dipeptides (en réalité plus rapidement), c'est à dire 2 acides aminés enchaînés par leur liaison peptidique CO-NH. Il existe des récepteurs au glutathion, qui lui est un tripeptide spécifique (gamma glutamyl-cystéine-glycine) mais c'est une des quelques exceptions.

Lorsque nous absorbons ces acides aminés, on stimule dans la veine porte ramenant le sang "nourri" vers le foie, les récepteurs aux opioïdes (variété µ pour les intimes). Curieux, non ? Bon, c'est comme ça ! Ces récepteurs envoient un message via le système nerveux de l'intestin vers le cerveau, qui lui donne l'ordre neurologique en retour de fabriquer vite fait bien fait les enzymes nécessaires à la néoglucogenèse. Késako ? L'ordre stipule que l'on va donc fabriquer rapidement du glucose, ce qui élève rapidement la glycémie. Le message en retour vers les centres de satiété du système nerveux central : je n'ai plus faim, je repousse mon assiette, ou mon jambon-beurre-fromage, ou mon kébab-harissa.

Conclusion : manger des protéines (corollaire : bien digérées : bien mastiquées, bien soumises à l'acide chlorhydrique et à l'enzyme pepsine gastrique, aux enzymes protéolytiques du pancréas, aux aminopeptidases des villosités dont il existe à ma connaissance 4 variétés) diminue la sensation de faim après le repas (il y a un délai d'action et une rémanence d'environ 7 heures). 

Le problème est tout autre lorsque l'on est en présence de grosses molécules protéiques. Tout d'abord, celles-ci ne peuvent physiologiquement entrer dans l'organisme car l'intestin ne contient pas de récepteurs adéquats. (rappelons nous en effet que tout ce que nous absorbons - au sens strict du terme - doit passer par des récepteurs cellulaires membranaires). Ces grosses molécules entrent sans contrôle ni régulation lorsque l'intestin est hyperperméable, c'est à dire lorsque les jonctions serrées membranaires (tight-junction) sont... dessérées.

Il s'ensuit que ces grosses molécules, caséomorphines et glutéomorphines, entrent "malheureusement"  ou mieux inadéquatement, dans la veine porte, stimulent les récepteurs aux opioïdes... sauf que l'effet provoqué sur ceux-ci est totalement inversé !!! La présence de ces grosses molécules intruses induit l'absence de néoglucogenèse... et donc pas de limitation à la sensation de faim, avec pour conséquence une impression de non satiété chez l'individu, ce qui entraîne une augmentation de la prise alimentaire (la sensation de satiété n'existe pas) !

Conclusion : manger de telles protéines ne donne pas la sensation de satiété.

Je vous laisse le soin d'en tirer les conséquences...

On savait que manger des protéines diminue l'appétit. La preuve est faite maintenant avec ces dernières - et récentes - études.


De Gaulle disait : les Français sont des veaux.

C'est aussi mon avis... mais c'est une autre histoire...!



Les caséomorphines et les glutéomrophines sont issues de la dégradation intestinale des caséines et des gliadines/gluténines, respectivement des produits laitiers et du gluten.