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Des prébiotiques pour prévenir l’allergie au blé

     La composition du microbiote intestinal joue un rôle majeur dans la préservation de la santé humaine. Toute modification de celui-ci semble susceptible de conduire au développement de pathologies, dont les allergies. Les prébiotiques - qui ont une action sur le microbiote - peuvent donc contribuer à le rééquilibrer.

     L’allergie alimentaire, notamment chez le nourrisson et le jeune enfant, est associée à un déséquilibre du microbiote intestinal. Cette observation incite à développer des stratégies thérapeutiques et/ou de prévention visant à modifier le microbiote intestinal chez les personnes allergiques grâce à l’utilisation de compléments alimentaires.

Utilisation de prébiotiques

     Les prébiotiques sont définis comme des ingrédients alimentaires non-digestibles qui ont un effet bénéfique sur l’hôte en stimulant sélectivement la croissance et/ou l’activité d’une ou d’un nombre limité d’espèces bactériennes déjà présentes dans le côlon, et, de ce fait, capables d’améliorer la santé de l’hôte. Si les plus connus sont les fructanes (l’inuline et ses dérivés les fructooligosaccharides ou FOS) et les galactooligosaccharides (GOS), il existe une multitude de molécules considérées comme prébiotiques potentiels : des xylooligosaccharides (XOS), des oligosaccharides de soja (SOS), de l’amidon résistant à la digestion...

     Un travail de thèse a été entrepris au laboratoire BIA afin d’examiner la faisabilité d’utiliser des prébiotiques pour agir de manière préventive sur la survenue des allergies. Plus spécifiquement, l’objectif était de voir si les prébiotiques pouvaient modifier le microbiote intestinal, agir sur la barrière intestinale, orienter le système immunitaire du nouveau-né, et exercer un effet préventif sur la survenue d’une allergie au blé, dans un modèle de souris.

Modèle de souris sensibilisé avec des allergènes de blé

     Un mélange de deux prébiotiques (90% de GOS + 10% d’inuline) identifié comme bon candidat pour la prévention des allergies, a été retenu dans cette étude. Ce mélange présente l’avantage d’être déjà employé dans certaines préparations pour nourrissons, disponibles dans le commerce. Les scientifiques ont cherché à caractériser l’effet de ce mélange de prébiotiques, apporté en périnatal, sur la prévention d’une allergie induite par sensibilisation.

     Pour ce faire, un modèle murin d’allergie au gluten désamidé a, au préalable, été développé. (voir mon livre Gluten et intestin, tome 3)

Excellents résultats

     Cette étude préliminaire démontre, pour la première fois, qu’une exposition périnatale à des prébiotiques (mélange GOS/inuline au ratio 9:1) exerce un effet santé notable sur l’organisme : modulation du microbiote, renforcement de la barrière intestinale et orientation du système immunitaire vers des voies de tolérance. L’administration de prébiotiques en périnatal plutôt qu’en postnatal (ou post-sevrage), semble plus à même de modifier le microbiote de façon bénéfique.

     Ces données doivent maintenant être confirmées sur d’autres modèles animaux ainsi que sur une cohorte de mères et d’enfants à terrain allergique. A vrai dire, tout bon nutritionniste (non frileux et non inféodé aux AQR souvent scélérats) peut d'ores et déjà confirmer la réalité du phénomène depuis de nombreuses années.

     La fameuse étude du Lancet en 2001, reprise et étendue en 2002, sur l'utilisation de probiotiques dans l'allergie des nourrissons (eczéma atopique), a secoué le monde de l'allergologie : on craignait la fermeture de la moitié des cabinets d'allergologie...! Si l'allergie se soigne avec des prébiotiques et des probiotiques, plus besoin d'allergologues ni de désensibilisation... Chut !!!

     La réplique est facile et sans cesse la même : les sociétés savantes ne recommandent pas ces traitements ! En effet, les sociétés savantes sont financées par l'industrie pharmaceutique, et leurs dirigeants sont tous issus de la hiérarchie hospitalo-universitaire. Le système est verrouillé, on le sait. Suffit juste de passer à côté, hop un petit pied de nez, c'est moi qui m'occupe de ma vie et de ma santé les gars !!! Je suis à même de m'informer tout seul et vous ne me faites plus peur...

     On pourra néanmoins applaudir, mais je me demande vraiment si l'on doit modifier la flore intestinale pour qu'elle fasse tolérer l'alimentation moderne, ou bien si on doit la protéger en ne lui donnant pas d'aliments nocifs... Il est bien démontré que les gluten de blé sont toxiques chez 100 % des individus, et déclenchent dans tous les cas une inflammation intestinale chronique (pour le moins). Ces faits ne sont plus controversés, mais simplement prouvés.

       En France, le blé arrive au 8e rang de l’allergie chez l’enfant et au 12e rang de l’allergie chez l’adulte. Est-il vraiment normal que l'on devienne allergique à un composé ancestral qui a accompagné le développement de la civilisation humaine ? On ne nous aurait peut-être pas tout dit ? Que par exemple le gluten n'est plus ce qu'il était ? Qu'on en rajoute presque partout dans les aliments industriels, y compris dans les farines ? Les premiers chocs anaphylactiques au gluten en France  remontent à 2004. Tiens tiens, pourquoi pas avant ?

     Crénon, on aurait machiné mon gluten en usine et on me le refourguerait partout dans l'alimentation et ailleurs ? En somme, du pâté discount, en passant par le surimi, jusqu'aux cosmétiques ? C'est marrant, le gluten issu des industries chimiques fait black-out total sur ses propriétés chimiques, allergologiques, immunitaires... biologiques au sens large. L'industrie répond en raccrochant le téléphone à la moindre question. Donc, c'est pas compliqué, on agit soi même, on ne mange plus de ces nouvelles saloperies qui nous rendent malades. C'est ça aussi, la force de l'esprit. Tant pis pour celui qui n'est pas un tantinet éveillé, le docteur est là qui veille à votre prochain rendez-vous, forcément, il fait ce qu'il peut et ce qu'on lui dit de faire...

     Reste le problème de la consommation et de la production industrielle. Insoluble, tout comme le gluten d'ailleurs ! Étant donné le rôle énorme du microbiote en santé humaine, ses capacités à diriger notre métabolisme (et notre psychisme) afin de mieux nous préserver en tant qu'hôte, et tant bien que mal nous rendre "survivable" face aux changements alimentaires dus à la "civilisation", on ne peut qu'être dubitatif sur ces démarches visant à reformater toujours plus la Nature aux désirs de l'homme...

     Il faut bien envisager les choses à l'envers de l’anthropocentrisme : les bactéries nous ont choisi pour se préserver de l'environnement hostile (notamment en oxygène). Elles modifient notre métabolisme et notre fonctionnement de manière à leur assurer leur survie. Il se trouve que depuis quelques dizaines d'années, devant l'ineptie de l'alimentation occidentale, les bactéries ont réagi ! Elles augmentent les capacités à stocker l'énergie de leur hôte puisque l'abondance alimentaire est de mise dans nos sociétés. Ainsi, les obèses ont des profils de microbiote bien particuliers ! Tant pis si nous avons de l'insuline... justement la belle hormone du jeûne ! Celle qui nous dit : pas la peine de manger beaucoup, je stocke pour vous en cas de besoin ! L'homme est devenu abruti par ignorance et crédulité, tant pis...