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 Le concept du "carré d'as" est maintenant relativement ancien.

  C'est au cours de mon voyage de travail aux USA au début des années 2000 que j'ai pris connaissance des fondements biologiques de ce que l'on appelait déjà outre-atlantique "les maladies entérométaboliques", c'est-à-dire dont l'origine se situe dans les dérèglements de la sphère intestinale. Cette conceptualisation remontait déjà à plus de 15 années et avait fait les preuves de sa réalité en médecine nutritionnelle.

  En collectant et en croisant les principaux dérèglements biologiques rencontrés dans un grand nombre de pathologies, il est apparu, au retour des USA, qu'existaient plusieurs mécanismes nutritionnels défaillants incontournables, une sorte de "patron biologique" altéré commun, retrouvé dans un grand nombre de maladies.

  C'est d'ailleurs ce qu'avait commencé à voir le Dr. Seignalet en France.

  Depuis lors, toutes les études nutritionnelles ont conforté et massivement étayé cette conception de "maladies entérométaboliques".

  On retrouve toujours :

  • des altérations du statut oxydant,
  • des déséquilibres en acides gras,
  • une dysbiose,
  • une hyperperméabilité chronique.

  Ce tronc commun pathologique fonctionnel aboutit à une inflammation chronique de bas grade. Lorsqu'elle perdure, cette inflammation à point de départ intestinal finit par envahir progressivement l'organisme tout entier et dérégler tous les systèmes biologiques. Se surajoutent les déficits ou carences en nutriments spécifiques, à rechercher cas par cas pour les corriger.

  Il devenait donc facile de mettre au point un traitement nutritionnel de fond commun aux maladies de fin de civilisation, puisque les déséquilibres biologiques et l'inflammation se retrouvent toujours à divers degrés quelles que soient les maladies et les organes. Le traitement préventif et curatif qui en découle, c'est ce que j'ai appelé le "carré d'as". Il est maintenant employé par nombre de nutritionnistes qui ont une sérieuse formation parallèle en biologie humaine. Ce traitement est bien adapté même aux maladies les plus graves.

  Beaucoup plus récemment, il est apparu que les dérèglements intestinaux produisaient un certain nombre de symptômes que l'on retrouvaient aussi dans les cas de déficits chroniques en magnésium. D'où l'idée d'élaborer un "carré d'as alternatif", traitant à la fois :

  • déficit magnésique,
  • dysbiose,
  • hyperperméabilité.

   Caractéristiques très répandues, retrouvées derrière les nombreuses plaintes quotidiennes.

  Alors, d'un côté, pour schématiser, un "carré d'as traditionnel" adapté aux "vraies" maladies ou aux états maladifs établis, et de l'autre un "carré d'as alternatif" destiné à régulariser causalement un grand nombre de troubles, certes en général assez peu graves en soi, mais qui peuvent être très gênants dans la vie.